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The Last of Us part II : le digne successeur ?

Sortit sur la précédente génération de consoles, The Last of Us est l’un des jeux les plus marquants de ces dix dernières années. De part sa maturité scénaristique, son ambiance visuelle et sa somptueuse musique, il a marqué l’histoire vidéo-ludique.

Il a aussi marqué une étape importante pour le studio Naughty Dog, en achevant de faire entrer les développeurs dans le cercle fermé des grands studios. C’est donc tout naturellement que cette année sort The Last of Us part II. Toute la question est de savoir si les talents de Naughty Dog ont sût, à minima, rééditer l’exploit du premier. Ont-ils même réussi à faire mieux ? Comme nous allons le voir, c’est presque le cas…

Un grand scénario 

Voilà la première réussite de The Last of Us part II. Neil Druckmann nous convie, dès les premières minutes, à suivre un bijoux de scénario d’anticipation. Prenant place cinq ans après la fin du premier épisode, nous découvrons le nouveau quotidien de Joël et Ellie. Nous retrouvons aussi Maria ainsi que Tommy, et faisons la connaissance de nouveaux personnages. Chacun à leur façon, ils apportent une profondeur à l’univers dépeint, le rendant presque réel. Aussi, la narration passe intelligemment par les éléments du décors et les collectibles pour expliquer ce qui a put se passer depuis 5 ans.

Ce qui rend le tout très troublant est que le scénario ne ménage pas ses efforts pour conserver une cohérence et notre pandémie à nous (et ses conséquences présentes et futures) collent au scénario du jeu comme une seconde peaux. À moins que ce soit le scénario, écrit il y a quelques années, qui colle à notre réalité. Cela ne fait que rendre le jeu encore plus captivant, effrayant, angoissant mais magnifique. Rassurant aussi en un sens, tant les passages montrant la nature en train de reprendre ses droits sont nombreux. Ce qui l’est moins, c’est de découvrir que malgré tout, les seuls ennemis du jeu sont TOUS humains, ou d’origine humaine. Dans The Last of Us part II comme dans la vie, l’Homme est un loup pour l’Homme. 

Ellie cachée derrière un arbre, s'apprêtant à faire face à plusieurs ennemis dans The Last of Us part II.
Dans The Last of Us part II, comme s’en rendra compte Ellie, l’Homme est un loup pour l’Homme…

Au fond, la façon dont chacun accrochera au scénario dépend grandement de l’état d’esprit dans lequel vous vous trouverez au moment d’y jouer. Le jeu, involontairement, est un miroir à peine déformant de notre réalité actuelle. Les notions de « monde d’avant », de pandémie et d’écologie sont la structure même de The Last of Us part II. En revanche, certains choix scénaristiques manquent d’un peu d’engagement. Le scénario ne va pas toujours au bout de ses idées, malheureusement, et cela laisse une légère impression d’inachevé. Encore plus dans la dernière partie du jeu, où des problèmes de rythme se font sentir. Ceci étant, cela n’entache en rien une excellente impression générale, au moment où l’on termine le jeu.

Le seigneur des PS4

Du début à la fin, sans discontinuer, la console est mise à rude épreuve. J’ai testé le jeu sur PlayStation 4 Pro et les ventilateurs de la console n’ont pas arrêtés de tourner à fond pendant les trente heures de jeu de ma session. The Last of Us part II tire partie de toutes les capacités de la console, et il faut bien ça pour dépeindre des environnements extrêmement riches et détaillés. À noter que je n’ai eut aucun bug d’affichage d’aucune sorte. La direction artistique est le fruit d’un travail de fourmis, ce qui participe fortement au sentiment d’immersion.

En revanche, il y a quelques points faibles. Les animations vont du banale au sublime et certaines, comme les passages à cheval, auraient méritées plus d’attention. L’exploration, mise en avant lors de la campagne promotionnelle du jeu, est constamment conditionnée au fait de devoir suivre le chemin prédéfini par les développeurs. La plupart du temps, revenir en arrière pour explorer un bâtiment de fond en comble sera difficile, voire impossible. Se dégage aussi un sentiment d’être fixé sur des rails, et d’être toujours ramené au scénario principal sans trop pouvoir prendre le temps d’explorer les zones du jeu, ce qui m’a relativement gêné. Là encore, The Last of Us part II est globalement très bon, mais laisse un sentiment d’inachevé.

Une partition musicale enchanteresse

Voilà le seul point qui ne souffre aucun manque, selon moi. Le score original composé pour cet opus comme pour le précédent par Gustavo Santaolalla est magnifique de bout en bout. Les quelques reprises qui émaillent le jeu sont d’une grande qualité, et brillamment interprétées par Ashley Johnson. Quand au score original, il magnifie l’action, ajoute une profondeur impressionnante aux moments de drame et sait aussi distiller, ça et là, quelques notes d’espoir, de joie et de paix. C’est l’un des rares aspects du jeu à ne souffrir d’aucun reproche, tant la partition a été ciselée sur mesure pour The Last of Us part II.

Verdict : indispensable

The Last of Us part II est, comme son prédécesseur, un grand jeu. Il ne vous laissera pas indifférent, clivera, mais c’est là l’une des marques des jeux qui font date. On peut seulement regretter que certaines idées n’aient pas été exploitées jusqu’au bout. La future PlayStation 5 devrait permettre à Naughty Dog d’envisager de les approfondir. En attendant, courrez acheter ce fabuleux titre !

Et voici la playlist de mon let’s play de The Last of Us part II. Elle sera régulièrement mise à jour.
Summary
Review Date
Reviewed Item
The Last of Us part II
Author Rating
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Product Name
The Last of Us part II
Price
69
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Par Laurent

Développeur front-end passionné du pop culture, je partage mon temps entre Vue.js, le cinéma, les jeux vidéo et les voyages.

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