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Test de Resident Evil 3 Remake : un bon jeu mais bancal…

Jill, Carlos  héros de Resident evil 3 remake
Jill et Carlos sont les héros de ce Resident Evil 3 Remake, sous le haut patronage du Némésis

Le hasard a voulu que Resident Evil 3 Remake 2020 arrive en pleine pandémie du Covid-19. Dans cet opus, c’est Jill qui est de retour pour affronter cet enfer. Et va devoir affronter le Némésis, pendant que les événements de Resident Evil 2 Remake se déroulent au même moment (ou presque) au commissariat.

De l’action à fond les ballons

Dans les années 1990, il y avait deux sagas d’horreur vidéo-ludique : Silent Hill et Resident Evil. Après le succès du deuxième opus de cette saga, deux épisodes étaient en préparation : Resident Evil 3 Nemesis et Code Veronica.

Très orienter action, Resident Evil 3 ajouta les demi-tours rapides, l’esquive, ou encore la possibilité de fabriquer ses propres munitions. Cet aspect globalement plus dynamique est respecté dans le remake de 2020. Avec la caméra épaule empruntée au Resident Evil 2 (2019) sorti l’année dernière, le titre de Capcom pousse à tirer sur tout ce qui bouge. Il y aune abondance de monstres, mais cette abondance a un effet inattendu. Pour économiser de la ram afin de garantir le 60 images par seconde, les développeurs ont préféré alléger les démembrements infligés aux adversaire. Il est toujours possible de retirer un bras et une jambe comme lors du précédent périple, mais les membres sectionnés disparaissent comme par magie, alors que les cadavres allongés ne peuvent plus être mutilés au couteau. C’est toujours cette recherche de la performance qui force les créatures démoniaques à se dissoudre dès qu’elles tombent au sol quand les hordes arrivent par vagues, à la fin du jeu.

Les zombies sont toujours une vraie menace en position verticale comme horizontale. En revanche, malgré le fait que ce remake intègre des morts-vivants corrompus par Nemesis, armés d’un tentacule au sommet de leur crâne et capable de blesser les héros à distance, le bestiaire fait dans l’économie de moyens. Adieu araignées et GraveDiggers. En revanche les Pale Heads font leur retour. Cela reste bien peu comme bestiaire. En plus des esquives/coups à activer au moment opportun grâce à R1 (ou RB), le joueur dispose d’un arsenal militaire aux armes nombreuses et très bien calibrées pour les dégâts locaux.

Une vraie renaissance ?

La première demi-heure est absolument dantesque. L’impression d’apocalypse qui se dégage des rues de Raccoon City n’a jamais été aussi bien retranscrit à l’écran, même pas dans les films. Manette en mains, le joueur est immédiatement mis sous pression. Il faut avouer que se retrouver sans vie en possession d’une petite poignée de munitions n’aide pas à se sentir en sécurité face aux abominables hordes. La difficulté est excellente et demande une bonne concentration. En revanche, ça se gâte par la suite niveau scénario. À partir du commissariat avec Carlos tout n’est que redite sans saveur. Pire, Capcom a coupé des pans entiers de l’histoire d’origine, ce quine manquera pas de surprendre les vieux de la vieille.

Le Némésis des grands jours

Némésis
Némésis dans toute sa splendeur

Survival-horror oblige, le joueur progresse en repoussant les adversaires qui se trouvent sur sa route, en résolvant des puzzles (très simples) et en trouvant des objets permettant l’ouverture de nombreuses portes. Mais c’est compter sans le Némésis ! La star tueuse de S.T.A.R.S a été mise sous stéroïdes par Capcom. Plus nerveux et doté de multiples compétences d’attaque, le Tyran a la capacité de bondir pour mieux empêcher Jill d’avancer. Contrairement aux poursuites avec Mister X, fuir ne suffit plus pour l’emporter. Il faut le défoncer aux gros calibres et se servir du décors. Il n’est pas impossible qu’un bidon explosif ou qu’un générateur électrique à activer avec une balle bien placée puisse étourdir temporairement le colosse. Aussi harceleur qu’il est, le Némésis ne suit pas Jill à l’intérieur des petites boutiques du centre-ville ou dans les salles de sauvegarde. Pour le reste, ses différentes mutations assurent le spectacle.

Pour conclure

Vu que Resident Evil Resistance équivaut à un jeu « à part entière », il n’est donc pas traité dans ce test. Moins qualitatif que Resident Evil 2 Remake au niveau du scénario, Resident Evil 3 Remake reste un assez bon remake, profite d’un Némésis encore plus impressionnant que l’original. On regrettera en revanche grandement les coupes arbitraires de Capcom, qui amoindrissent l’impact émotionnel. Espérons que Resident Evil 4 Remake ne souffre pas du même mal…

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Par Laurent

Développeur front-end passionné du pop culture, je partage mon temps entre Vue.js, le cinéma, les jeux vidéo et les voyages.

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