Critique du premier épisode de Falcon et le Soldat de l’Hiver

Sortie le 19 mars dernier, Falcon et le Soldat de l’Hiver est la seconde incursion de Marvel Studios dans le monde des séries télévisées. Retour sur le premier épisode de ce buddy-movie high-tech.

Synopsis

Quelques mois après la fin des évènements liés à Thanos, Sam Wilson fait équipe avec James Buchanan « Bucky » Barnes. Les deux hommes vont se lancer dans une aventure planétaire et vont devoir faire face au groupe des Flag-Smashers ou encore au baron Helmut Zemo. Ils vont aussi croiser la route de l’agent Sharon Carter.

L’après WandaVision

Tout comme WandaVision, première série à avoir (brillamment) ouvert le bal, Falcon et le Soldat de l’Hiver prend place après Avengers : Endgame. Là encore, nous découvrons ce qu’il est advenu de nos héros dans les mois qui ont suivis. Et il commence à être clair que les Avengers restant vivent des lendemains désenchantés. À leur niveau, Sam et Bucky semblent las. Le premier doit supporter continuellement le poids d’un héritage trop lourd pour lui. Sam ne se sent absolument pas capable d’assumer le rôle de nouveau Captain America. Le second, ce cher Bucky, doit faire face au vide existentiel de sa vie laissé par la « disparition » de son meilleur ami. Il doit aussi constamment faire face à son passé en tant que Soldat de l’Hiver. 

Ils sont aidés en cela par une galerie de personnages apportant un nouvel éclairage bienvenue. Sam rejoint sa sœur, Sarah (jouée par l’épatante Adepero Oduye), pour l’aider à sauver l’entreprise de pêche familiale. En même temps, il aide le jeune officier Joaquin Torres à traquer un groupuscule terroristes : les Flag-Smashers. De son côté, Bucky partage sa vie entre de nombreuses séances de psy chez le docteur Raynor et des déjeuners avec son voisin, un vieil homme nommé Yori.

Falcon : un Sam Wilson en pleine crise de confiance

Suite aux événements de Avengers : Endgame, Sam est perdu. Il a perdu Steve Rogers, son ami et mentor, et ne se sent pas légitime pour tenir la promesse faite à celui-ci. Mais ça va au-delà. Il ne se sent légitime pour rien, si ce n’est pour se battre. Encore, et encore. Cela pourri ses rapports familiaux, mais aussi son intégration dans la société civile. Les choix qu’il fait dans cet épisode amènent à l’ouverture d’une boîte de Pandore, dont les conséquences infuserons dans l’intégralité du MCU. Anthony Mackie est très touchant, assez juste dans son interprétation et on se prend d’affection pour Sam. Il est le seul à penser qu’il n’est pas digne du bouclier de Captain America. L’avenir nous dira si il sera capable de se reprendre.

Le Soldat de l’Hiver : Bucky cherche sa place

Malgré des personnalités assez différentes, Bucky partage avec Sam un flagrant manque de confiance. Il a peur de re-devenir le Soldat de l’Hiver, et de ne pas respecter l’engagement pris auprès de Steve de rester du côté de la justice. Mais Bucky, lui, arrive un peu à lutter contre ses peurs et à aller de l’avant. Sebastian Stan donne un côté torturé au personnage, et ce n’est pas déplaisant.

Conclusion 

Dans ce premier épisode, réussi au demeurant, Marvel Studios nous propose une série plaisante. À défaut d’avoir l’attrait de la nouveauté, puisque dans le ton des productions Captain America, Falcon et le Soldat de l’Hiver est un buddy movie d’action d’une qualité plastique irréprochable. Le scénario, sans surprise mais bien écrit, donne envie d’en voir plus. C’est l’essentiel. 

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